C’est dingue – I

14 novembre, 2006

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C’est dingue – II

14 novembre, 2006

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C’est dingue – III

14 novembre, 2006

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REISER

Peut-être…

14 novembre, 2006

Ce n’est peut-être que cela la jeunesse, de l’entrain à vieillir…

Louis-Ferdinand Céline

Scintillante Capitale

14 novembre, 2006

“Dans la banlieue de Paris, la colère est lâchée, titre le Herald Tribune, avec photo d’un Imam de Clichy-sous-Bois et cailleras sur fond de flammes. La journaliste américaine a interrogé les habitants de Clichy… : Au-delà de la pauvreté et du désespoir qui règnent dans les banlieues immigrées délabrées qui entourent la scintillante capitale française, écrit-elle etc etc

DANTEC partage avec l’extrême-droite certaines convictions (l’islamophobie, la foi chrétienne, il s’est fait baptisé début 2004), et certains thèmes (le racisme anti-blanc). Fabrice ROBERT, un des leader du “Bloc identitaire” (Extrême droite radicale ! ) confirme : “Il est proaméricain et prosioniste, ce qui n’est pas notre cas, mais on est d’accord sur un point : il faut faire barrage à l’islam”.

Pour Gallimard, difficile de faire comme si de rien n’était, mais c’est la tuile : voilà un auteur rentable et prometteur qui se barre en sucette. “A titre personnel, je suis catastrophé” soupire Patrick RAYNAL, directeur de la Série noire. “J’ai toujours su que c’était un facho” avoue son autre éditeur, Michel BRAUDEAU. Alors on tergiverse, on laisse passer un peu de temps puis, pas le choix, on se sépare de Maurice, qui se voit prié d’aller se faire éditer ailleurs.

Après “Villa Vortex”, c’est la deuxième fois que DANTEC me sème en route… J’ai bien retenu que Metatron était en réalité un archange (L’Assomption de Marie, c’est lui en fait, et plein d’autres trucs), que Plotkine n’était qu’un simulacre, mais pas vraiment. J’ai bien appris quelques mots comme “multiplexification”. Et puis, épuisé, j’ai cédé : le livre m’est tombé des mains.

Ceux qui, comme moi, ont déjà tenté l’ascension du DANTEC par la face Nord, savent de quoi je parle. Quant aux autres, essayez au moins une fois. Ca fait pas mal (et ça fait du bien au compte en banque ”à maurice”). Après, on est tellement content de lire un vrai livre…

Norma Jeane Baker

14 novembre, 2006

Sur le certificat de naissance : Norma Jeane Mortenson
Naissance :  Le 1er juin 1926 

Lieu :  Los Angeles, Californie.
Décédée :  Nuit du 4 au 5 août 1962
Taille :  164 cm ; Poids :  58 kg
Pointure :  38 – 39
Cheveux :  Blonds, initialement auburn
Yeux :  Bleus

L’imagination

14 novembre, 2006

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L’imagination n’est autre chose que le reflet de la nature dans l’âme de l’homme.

Victor Hugo

La lecture de ce qui suit est fortement déconseillé aux “Fans”. Je leur déconseille également l’écoute du “Masque & la plume” du 23/10, émission lors de laquelle l’ensemble des critiques se sont accordés pour dire que ce bouquin n’était rien moins qu’une grosse farce S.F aux poncifs récurants, mégalo et faussement subversif
Ecrire pour son lecteur ? L’auteur de Cosmos Incorporated ne s’en soucie guère : sa SF brille surtout par une sorte d’hermétisme ampoulé et “frimeur”…
Un romancier à l’écriture aussi impressionnante devrait savoir que sa vision du monde gagnerait en compréhension à passer par son récit fictionnel. Qu’il serait davantage lisible à être plus comportementaliste et moins réflexif. Gâcher autant de talent, c’est dommage. On aimerait qu’à l’avenir Dantec reprenne sa plume de conteur. A moins de fumer des crêpes au sirop d’érable par paquets de dix, il n’y a aucune raison qu’il n’y arrive pas…

 Ce roman inclassable et étrange, déroutant et inoubliable, est le premier roman des ruines d’une catastrophe récente survenue dans ce pays étoilé et rayé de rouge, de blanc. Lunar Park n’est pas un aveu, pas une autobiographie, pas même une auto-fiction, au bout du (conte ?) compte. C’est le roman d’un homme revenu de beaucoup, qui baisse la tête, s’interroge un instant sur ses actes et comment en être responsables, sur ses pensées et comment les assumer, sur son œuvre et comment la porter, sur sa vie et comment l’aimer. Un écrivain entier, si loin, tellement à des années lumières de l’image “écrivain d’une génération” qu’on ne cessait de s’échanger, dans les cours de récré, dans les chroniques mondaines, une image tellement à l’opposé de l’écrivain surdoué condamné au succès.

 

Un écrivain à poil, on en a perdu l’habitude, plus familiers des écrivains à plume, à psy, à divan (suivez mon regard…), un écrivain à poil en tout cas ça se lit, ça s’apprécie, ça s’entend comme certaines mélodies, certaines voix envoûtantes et cruelles, pour l’âme et le vague. Pour le flou, ce flou sur la photo de couverture.

 

“Regarde comme le ciel est noir, a dit l’écrivain. C’est moi qui l’ai fait comme ça.”