Mémoires de Clint Eastwood

16 novembre, 2006

Le cliché est mondialement connu : cinq Marines et un infirmier de la Navy sont en train de hisser le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, sur l’île d’Iwo Jima, après la sanglante bataille remportée en février 1945 face aux troupes japonaises. En peu de temps, cette photo ainsi que ses protagonistes transformés du jour au lendemain en héros, vont s’avérer particulièrement utiles au gouvernement américain lorsqu’il s’agira d’obtenir des financements de la part des citoyens et des institutions du pays, mais également à des fins de propagande. “Mémoires de nos pères” est une ambitieuse analyse dans laquelle Clint Eastwood remet en question la notion d’héroïsme. A partir de ce même chapitre de la Deuxième Guerre mondiale, Eastwood a déjà mis en scène un autre film, “Lettres d’Iwo Jima” – mais cette fois, du point de vue japonais. La reconstitution historique est époustouflante, les interprètes excellent. Du beau cinéma classique et original à la fois, intelligent et populaire. Certains déploreront l’absence du réalisateur dans son propre film. Qu’ils se rassurent, Eastwood n’est effectivement pas dans le film, il “EST” le film, un peu comme Dieu (lui n’ont plus il n’est pas dans le monde…) - Bref, encore une fois, “Papy” Clint (76 ans) frise le chef-d’oeuvre ! (Le chef-d’oeuvre ayant déjà été réalisé par Terence Malick avec son fort et sublime “La Ligne Rouge”…)

Si tu vis, je vivrai

16 novembre, 2006

 Demain, tu descendras vers la ville ; tu emporteras dans tes yeux mon dernier visage vivant, tu seras le seul au monde à le connaître. Il ne faudra pas l’oublier. Moi, c’est toi. Si tu vis, je vivrai.

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texte, Jean-Paul Sartre

illustration, Thierry

Parce qu’il se sait seul

16 novembre, 2006

L’homme construit des maisons parce qu’il est vivant, mais il écrit des livres parce qu’il se sait mortel. Il habite en groupe parce qu’il est grégaire, mais il lit parce qu’il se sait seul.

 

Texte, daniel Pennac

Illustration, Thierry

Auto-portrait

16 novembre, 2006

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Tout tableau, et surtout tout portrait, se situe au confluent d’un rêve et d’une réalité.
Texte, Georges Perec

Illustration, Thierry

Bon anniversaire, ma fille…

15 novembre, 2006

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illustration, Thierry

Le prince charmant

14 novembre, 2006

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Charlotte : On marie ta fille dans trois semaines et toi, tu lis ?Antoine : Oui.

Charlotte : Qu’est-ce que tu lis ?

Antoine : Le code civil. Au chapitre des divorces. J’étudie les moyens de la tirer de là, l’année prochaine.

Charlotte : Tu es un monstre ! Ces enfants s’aiment !

Antoine : C’est ce qui me fait peur. Nous nous aimions, nous aussi…

Jean Anouilh (Les poissons rouges)

Toutes ces merveilles

14 novembre, 2006

Toutes ces merveilles

Ainsi pour faire l’amour. Il y faut une femme. Mais c’est trop, ou trop peu. Un sexe devrait suffire. Deux seins, des lèvres, une chevelure. Un certain mouvement qui animerait toutes ces merveilles. D’où une femme, quand même. Mais à faire, non faite…

Georges Perros

Par sa parole

14 novembre, 2006

Le vrai père c’est celui qui ouvre les chemins par sa parole, pas celui qui retient dans les filets de sa rancoeur.
Christian Bobin

Toi, tu es laid !

14 novembre, 2006

Toi, tu es laid !

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CORRESPONDANCE 1958-1994

De Charles Bukowski

Dans ces lettres inédites, Charles Bukowski livre sans fausse pudeur et sans artifices les détails de son quotidien, le cheminement de sa pensée tout au long de ces années, et la vie intellectuelle des éditeurs underground des années 1960-1970. Il évoque avec un humour féroce les différentes femmes qui l’accompagnent. On découvre également son rapport à l’histoire, ses réflexions sur la poésie – bien qu’il se défende de n’en avoir rien à faire. Bref ! ça rappe un peu dans le fond, mais on aime bien…

“Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t’aime, c’est pour une autre raison.”

Charles Bukowski

Petite fleur jaune

14 novembre, 2006

Si ton cœur est un volcan, comment espères-tu que fleurissent tes mains ?

 

Khalil Gibran